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Historique de la Kreuzheck

  • Etymologie: Le déterminant Kreuz ne désigne pas ici la croix, mais Besler explique ce lieu-dit du ban de Spicheren comme dérivé de Grütt, Gereut, des champs gagnés sur la forêt par déboisement. Vollmann fait dériver le terme Gereut de l'aha ruiti, une pièce de terrain mise en culture après déboisement de la forêt à la hache. Le nom collectif = G(e)reut (= Kreut). Du déterminé heck, forêt, l'étymologie populaire a fait eck, canton du ban.

  • Histoire industrielle: En 1862 existait au lieu-dit auf der Kreuzheck un four à chaux appartenant à Nicolas Klein de Spicheren. Il a livré la chaux pour la construction de la tour de l'église. Il fournissait également de la chaux pour la verrerie de Schoeneck. Ce four à chaux n'existe plus.

La firme luxembourgeoise ARBED acheta en 1906 les fours à chaux de Bübingen (Sarre). La carrière de Bübingen, qui avait fourni jusque là les pierres calcaires, s'avérait de plus en plus difficile à exploiter.

La firme ARBED acheta donc un terrain de 9 hectares sur le ban de Spicheren et de quelques hectares sur le ban d'Alsting-Zinzing en l'année 1910. Elle fit construire un téléphérique de 5 km 1/2 pour transporter les pierres de la carrière de Spicheren à Bübingen. Ce téléphérique transportait en moyenne par jour 800 à 1000 wagonnets, c'est-à-dire 400 à 500 tonnes de pierres calcaires. Les fours à chaux de Bübingen fournissaient par jour 300 tonnes de chaux en moyenne. - Les services techniques se trouvaient à Bübingen. Les habitants de Spicheren et des villages environnants trouvaient dans cette carrière durant plusieurs décades un travail sur place. Le nombre des ouvriers occupés dans la carrière était en moyenne de 120 à 150 hommes. - La surveillance de la carrière incombait à partir de 1910 à M. Pierre Müller, de résidence à Spicheren, secondé par M. Karman, d'Alsting. En 1924, M. Jules Sommermatter prit la direction de la carrière en mains. Il essaya pendant deux ans l'extraction souterraine des pierres. Les galeries avaient atteint 70 m de profondeur, lorsqu'on dut cesser ce mode d'extraction parce que le plafond des galeries était de trop peu de consistance. - La carrière fut exploitée jusqu'en 1944, avec une interruption d'un an (1939/40). Depuis 1944, l'exploitation de la carrière a cessé. Sur les remblais de décharge, la firme ARBED a fait planter près de 400 000 pieds d'acacias et de sapins, le reste du terrain est resté en friche.

  • Découverte préhistorique: Dans cette carrière on a découvert, en mars 1926, à 10 m sous la surface actuelle, dans une faille de la roche calcaire:
  1. des parties importantes du squelette d'un rhinocéros de Merck (identifié par le professeur Stehlin, de Büle);
  1. des restes de bois de pin, pinus silvestris, et d'abies alba (identifiés par le professeur Vischer, de l'Institut botanique de Büle);
  1. dans un abri du paléolithique ancien, des charbons de bois; du bois, probablement intentionnellement coupé en forme de planches, et des pommes de pin en parfaite conservation. M. Forrer, alors conservateur du musée archéologique de Strasbourg, appelé sur les lieux, était d'avis qu'il s'agissait là d'un lieu de halte de chasseurs primitifs. M. Sommermatter conserve également un poing préhistorique et un silex bien taillé, qu'il a trouvés dans cette carrière
Source Les lieux-dits de Spicheren de Joseph ALLMANG
  Cahiers d'archéologie et d'histoire d'Alsace n° 69 - 72 (1927) de la société pour le conservatoire des monuments historique d'Alsace
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